Semaine québécoise de la déficience intellectuelle 2021

Semaine québécoise de la déficience intellectuelle 2021

Semaine québécoise de la déficience intellectuelle 2021

Du 21 au 27 mars, les organismes de la région travaillant auprès de personnes vivant avec une déficience intellectuelle s’unissent pour souligner la 33e édition de la Semaine québécoise de la déficience intellectuelle 2021.

Celle-ci permet de créer des rapprochements entre la population et les personnes vivant avec une déficience intellectuelle et de défaire les préjugés dans l’espoir de bâtir une société plus inclusive. De façon virtuelle cette année, plusieurs sphères de la vie d’une personne sont mises à l’avant de la scène pour mettre en lumière de nombreuses idées préconçues toujours entendues au sujet des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.

Des idées préconçue sur la déficience intellectuelle

En plus de l’emploi, on peut penser à « Ces enfants-là ne peuvent pas apprendre ». « C’est faux », explique Emmanuelle Provost de l’APEH Richelieu-Val-Maska. « Les enfants vivant avec cette réalité vont aussi faire des apprentissages, mais ceux-ci seront possiblement sur une plus longue période. Les stratégies éducatives sont adaptées, divisées en plusieurs petites étapes ».

L’idée que « Ces personnes ne peuvent pas avoir de vie sociale », fait réagir Chantal Lavallée de Parrainage civique. « En fait c’est tout le contraire! Non seulement ils peuvent avoir une vie sociale, ils la recherchent! Les personnes vivant avec une déficience intellectuelle sont tout aussi capables que n’importe qui de faire preuve de réciprocité ».

Bien que 2% de la population vit avec une déficience intellectuelle, cette réalité est encore méconnue pour plusieurs personnes n’ayant pas de contact avec eux.  «  C’est pour cela que depuis au moins les 10 dernières années, nos organismes collaborent afin de faire connaître ces réalités »  souligne Carole Dubuc du Centre Louise-Bibeau. Match d’improvisation avec les étudiants de la PHD, production de recueil, signet et d’article de sensibilisation ont fait partie des actions précédentes réalisée par le comité. « Nous avions préparé une belle exposition d’œuvres réalisées par les participants du Centre Louise Bibeau l’an dernier, malheureusement celle-ci devra encore être reportée à l’an prochain » ajoute Chantal Lavallée.

Des impacts important de la pandémie

La pandémie a d’ailleurs eu des impacts importants sur la vie des familles et des personnes vivant avec une déficience intellectuelle. « Au tout début de la pandémie, nos services de répit et de maintien des acquis s’adressant aux adultes vivant avec une déficience intellectuelle ont dû être interrompus. Le déconditionnement, ou la perte de ces acquis, nous avons pu l’observer » partage Carole Dubuc.

« Le besoin de soutien des familles vivant avec un enfant avec des besoins particuliers a aussi été plus important cette année. Comme pour plusieurs familles dites typiques, l’essoufflement, le stress et les craintes financières ont été présents dans le quotidien » affirme Emmanuelle Provost.

Le comité espère cette année faire prendre conscience aux gens de ces réalités qu’ils ignoraient sur la déficience intellectuelle. Depuis plus de 30 ans, ces personnes vivent dans notre communauté, ne sont plus cachées comme elles l’ont déjà été et souhaitent contribuer à cette société plus inclusive.

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